Uncategorized

Western Electric 13a WE555W – 1926

L’enceinte acoustique à pavillon Western Electric 13A, équipée du driver WE555W, est une pièce mythique, un véritable fossile vivant de l’âge d’or de l’audio. Fruit du travail de Edward C. Wente et d’Albert L. Thuras (Bell Labs) dans les années 1920, ce système était à la pointe de la technologie pour le cinéma parlant et reste aujourd’hui l’archétype d’une quête sonore que certains audiophiles considèrent comme toujours inégalée.

Le pavillon 13A est le cornet gigantesque qui s’adapte sur le driver. Sa fonction est d’adapter l’impédance acoustique pour coupler efficacement l’énergie du driver à l’air ambiant, ce qui procure une efficacité phénoménale et une directivité contrôlée.

Un géant pour une diffusion monumentale : Le 13A est un pavillon exponentiel de très grande taille, conçu pour restituer le médium et le bas-médium avec une autorité exceptionnelle. Son esthétique industrielle massive, parfois décrite comme « impraticable » pour une maison, en fait un objet aussi fascinant visuellement qu’auditivement.

Il reste que, si les Western Electric 13A ont bien montré la voie de ce que doit être une enceinte « 100% distorsion-free », elles ne surent, pour l’essentiel, le rester – ou presque – qu’au regard des voix et des musiques acoustiques, ce qui était, le plus souvent, le cas des tapes diffusées aux débuts du cinéma parlant.

Si elles se sont rapidement avérées moins convaincantes au regard des musiques électrifiées (Rock, Metal, Electro,…), c’est parce que leurs pavillons exponentiels n’ont jamais été conçus pour prendre en charge les tempos « 425 » et autres propres au rock. Dans ces conditions, elles peuvent rapidement se mettre en forte distorsion de modulation, façon « pédale Woha-Woha » et autres « Sourdine de Miles Davis ».

En d’autres termes, comme certains de nos piafs de compétition préférés, tels Paul W. Klipsch ou Jonathan Weiss (OMA) ne se sont jamais privés de le répéter, les Western Electric 13A, c’est, pour une pression acoustique de 80 dB, 0 dB de distorsion isosonique, 0 dB de distorsion de diffraction de bordure, 0 dB de distorsion d’ondes stationnaires et +/- 10 dB de distorsion de modulation, en matière de restitution des voix et des musiques acoustiques ou +/- 25 à 30 dB de distorsion de modulation, en matière de restitution des voix et des musiques amplifiées.

Contrairement à ce que l’IA en dit, il existe, certainement, désormais, des versions issues des WE 13A qui ne véhiculent plus la moindre distorsion de modulation mais, utilisant des pavillons droits en lieu et place des pavillons exponentiels originaux, elles sont, si elles existent bien, gigantesques et, de là, exclusivement réservées à la sonorisation.

Il reste que ces enceintes conservent le statut d’un morceau d’histoire, celui d’un objet culte qui continue de fasciner et de diviser les passionnés, entre ceux qui y voient l’apogée du son et ceux qui lui préfèrent des approches plus modernes et pratiques, telles les Kilipsch Horn ou La Scala ou, encore, les innovantes ARKHEOSS Acoustics des gammes OC/HO (HIFI) et ISS/P (Studio/Sonorisation).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *