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« If a problem can’t be solved, enlarge it. » Dwight D. Eisenhower
Si le principe du double guide d’onde symétrique (un modèle bien spécifique de pavillon replié) permet de rétablir une pression acoustique équilibrée entre les faces avant et arrière de la membrane mobile du woofer Rice-Kellog et une valorisation précisémment guidée de l’onde émise par le tweeter, cette approche constituant la cause première de la suppression des quatre formes de distorsion qui affectent, de manière endémique les enceintes radiales plus traditionnelles (distorsion de modulation, distorsion isosonique, distorsion de diffraction de bordure, distorsion d’ondes stationnaires), il ne fournit pas, dans le même temps, son propre modèle de conversion étalonnée des fréquences acoustiques issues de la source (cross-over passif, transducteurs) en fréquences sonores audibles par le mélomane.
Par défaut, la conversion produite sera de moins en moins pertinente à raison de la montée en fréquence. En d’autres termes, là où les basses fréquences seront plutôt assez fidèlement restituées, de grosses quantités de molécules d’air se trouvant mises en vibration, la conversion se fera de moins en moins fidèle et, même, audible à raison de la montée dans les aigus et de la réduction proportionnelle de la quantité de molécules d’air mises en vibration, tant par le woofer opérant jusqu’à 2500, voire, 3000 Hz que par le tweeter prenant le relais au delà.
Il convient, dès lors, que le « luthier » se trouve en capacité « d’accorder l’enceinte » en valorisant à cet effet deux outils adaptés à la mission :
1.- Une architecture générale fondée sur l’urbanisation d’un algorithme de flot complet (Ford-Fulkerson).
2.- Directement implémenté au sein de cet algorithme de flot, l’onde acoustique composite en constituant la source et l’onde sonore composite le puits, un outil d’urbanisation paramétrique des vecteurs de transport et de conversion contrainte des différentes fréquences acoustiques en autant de fréquences sonores, prenant en index deux courbes logarithmiques croisées de déchargement énergétique des unes vers les autres, la valeur de chaque vecteur de transport et de conversion adéquate de l’information se mesurant : a.- à raison de son existence même dans le schéma d’urbanisation du modèle, b.- à raison du débit qu’il autorise en tant que sa capacité de transport de flux maximal, sachant que les sommets des différents vecteurs seront positionnés à l’effet d’optimiser le travail du guide d’onde symétrique et accessoires, l’ensemble fondant l’architecture interne de l’enceinte.
Sans vouloir détailler, ici, plus avant, ces notions-clés, au risque de lasser, il convient de préciser que cette double approche théorique et technique détermine directement le format caractéristique des enclosures en capacité de valoriser le modèle de l’enceinte à double guide d’onde symétrique.
Les variables paramétriques à prendre en compte étant suffisamment nombreuses, la liberté du dessin d’architecture de chaque nouveau modèle reste toujours très ouverte, pourvu, naturellement, qu’aucune concession au modèle méthodologique ne soit accepté, à l’effet que la forme suive toujours la fonction qui fonde la légitimité du résultat : servir la musique, toute la musique et rien que la musique.
Note : Sans la mise en perspective des limites de la calculabilité que me prodigua Ivan Lavallée, alors que je découvrais son enseignement à l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes en 2004, peut-être n’aurais-je jamais rejoint Edward C. Wente dans sa volonté de concevoir des enceintes acoustiques démontrables comme libres de toute forme de distorsion. Ivan Lavallée est Docteur d’État es Sciences, professeur émérite d’informatique à l’université Paris VIII et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE). Pierre Sahores Aquilina

